Et beh oui, déjà un bon moment que je n'ai rien publié de nouveau ici... La faute à "pas d'temps", histoire de me défausser sur quelque chose. En même temps, pourquoi pas un peu de silence, vu que j'y suis parfois confrontré.
Des silences lourds de sens : déception, gêne... Ils ont tous soi-disant une raison d'exister, mais sont pour la plupart juste un signe de lâcheté.
Et face à eux, on est comme qui dirait impuissant. Le silence m'oblige à le rompre. Ou à tout faire pour le rompre. Quitte à passer par une phase de harcèlement (ce qui ne fait que le pousser dans ses derniers retranchements où il pourra se terrer longtemps), ou garder une certaine régularité dans ma volonté de renouer lien, téléphonique, virtuel, physique.
Du moins était-ce ma réaction jusque là. Aujourd'hui, face au silence, dois-je adopter la même façon de faire, celle que mon cerveau (du moins la petite partie "coeur" de mon cerveau) m'oblige à faire ? Elle aboutit presque toujours à l'objectif premier : casser ce silence, source de réflexion, et de théories fantasques héritées du passé personnel ou de l'imaginaire commun. Mais l'objectif réel ne serait-il pas de comprendre les raisons de ce silence ? Et là malheureusement, on ne peut pas en être maître, ces raisons sont sous le seul joug de la personne initiatrice du silence.On peut les deviner, parfois, mais seule la parole de l'autre permet de donner un réel sens au silence.
Face à tout cela, mis à part quelques exceptions, les silences qui ont croisé mon chemin, sans que je le souhaite, resteront pour moi une simple illustration de la sempiternelle lâcheté masculine...